Conseils de lecture

Gramercy Park
20,00
par (Libraire)
5 juin 2018

Gramercy Park

Sur le toit d'un immeuble new-yorkais une ancienne ballerine devenue apicultrice observe tranquillement l'homme d'en face, un membre important de la pègre. Qu'attend t'elle ? Quelles sont leur histoires?

Un graphisme superbe qui reflète parfaitement l'ambiance des lieux et le profil des personnages. Une histoire légère et intrigante écrite par Timothée de Fombelle.


CAPTAIN MEXICO

Gueraud Guillaume

Le Rouergue

8,80
par (Libraire)
9 mai 2018

Captain Mexico - New Avenger

Amis, amies, fans de Captain America, Batman, Wonder Woman, Miss Marvel, laissez-moi vous dire une chose : vos superhéros américains ne font pas le poids face à Captain Mexico.
Captain Mexico, Paco de son vrai nom, est un écolier mexicain dont le seul héros véritable est Emiliano Zapata, un révolutionnaire qui a vécu au début du siècle dernier et qui a renversé le dictateur Porfirio Diaz – renommé Huerta dans le roman. Un jour qu'il rentre de l'école, Paco découvre un sombrero, objet carte-postal s'il en est, tout juste bon pour amuser les touristes. Lorsqu'il le met, non seulement il ne voit rien, mais en plus le couvre-chef lui donne des super-pouvoirs. Paco, révolutionnaire dans l'âme, y voit un moyen de se battre contre l'injustice qui frappe sa famille et son pays.
Après Ma grand-mère est une terreur, Guillaume Guéraud revient à la charge avec ce nouveau roman humoristique. On retrouve avec plaisir son écriture si particulière : comme dirait l'autre, « il écrit comme il parle », et c'est parfois doucement cru. Le roman est très dynamique, très drôle, digne d'un comic de superhéros avec l'apparition de la némésis de Captain Mexico, Big Boss, homme de main du président des USA Donald Trompette. Il est également très touchant : car derrière les rires et les situations très drôles se cachent une réalité indéniable, soient la mainmise étatsunienne sur l'économie mexicaine, la vie humaine méprisée, les droits et les libertés sont bafouées.
Captain Mexico est le Vengeur Masqué le plus cool du monde.


L'Horloge de l'apocalypse
15,00
par (Libraire)
10 avril 2018

L'Arizona Hallucinée

Les circonstances font que Norma, 19 ans, se réfugie en Arizona avec sa nièce Liz, 8 ans. Elles ne se connaissent pas plus que ça et doivent cohabiter dans une minuscule maison. Norma se trouve du travail au diner local. Elle va se rendre compte rapidement qu'elle s'est installé dans un monde violent, arriéré, pro-Trump, pro-armes à feu, raciste, persuadé que le bouleversement climatique est une invention de bobos ; en plein Arizona existe une religion vouée tout entière au culte du monstrueux dieu Diesel, et respirer les gaz des pots d'échappement est une des meilleures preuves de foi. Dans toute cette folie se fait entendre un mystérieux OneTicket, seul animateur d'une étrange radio prêchant l'Apocalypse.
Ce n'est pas un livre de science-fiction, bien que les apparences le laissent à croire ; l'Horloge de l'Apocalypse pourrait avoir été écrit par Stephen King tant les thèmes qui lui tiennent à coeur sont ici omniprésents. Ce roman est halluciné, terriblement pessimiste, violent, poisseux et ô combien excitant. On se laisse mener par le rythme effréné de l'écriture de Lorris Murail qui nous entraîne joyeusement dans une danse macabre apocalyptique. C'est une charge très dure contre Donald Trump, l'arrière-pays américain où s'entassent les poivrots, les climato-sceptiques. Chose étonnante : John Bonham, le batteur de Led Zeppelin, a droit à un très beau clin d'oeil !
Un parallèle est fait entre la Guerre Froide, durant laquelle avait été mis en place l'Horloge de l'Apocalypse pour indiquer de manière symbolique l'heure à laquelle les puissances mondiales utiliseraient leurs armes nucléaires, et le XXIème siècle, où le capitalisme s'avère être une catastrophe tout aussi dangereuse. Un roman trash à lire pour les jeunes adultes.


Stig & Tilde - L'île du disparu

Max de Radiguès

Sarbacane

13,50
par (Libraire)
4 avril 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière Chantepages à Tulle

Stig et Tilde sont respectivement frère et sœur. Ils partent pour un mois sur une île, coupés de leur famille, afin de suivre un rituel traditionnel qui les fera entrer dans l'âge adulte. Seulement, le trajet ne se passe pas bien ; surpris par une tempête et malencontreusement enfermés dans la soute du bateau, ils finissent par échouer sur une île... qui ne s'avère pas être celle prévue pour leur rituel. Le bateau est cassé, le moteur noyé, bref : ils ne peuvent pas repartir de suite. Ca ne serait pas grave si les réserves de nourritures, initialement prévues pour le voyage, n'étaient pas si maigres ! Tandis que Stig répare le bateau, Tilde part explorer l'île, et tombe sur d'étranges sculptures, des masques et autres figures vaguement humanoïdes, en bois : Stig et Tilde ne sont pas seuls !
Max de Radiguès signe ici une robinsonnade teintée d'humour, de mystère, de fantastique... et d'un peu de macabre. Stig et Tilde accomplissent leur propre rite de passage à l'âge adulte et leur enthousiasme à la toute fin est sans doute plus grand que celui qu'ils auraient exprimé s'ils étaient allés sur l'île initialement prévue. Le macabre présent dans l'histoire est adouci par le dessin, et la violence de certains faits devient digeste, ce qui fait de l'Île du disparu une bande dessinée adaptée pour un lectorat préadolescent.

Librairie Sorcière Chantepages à Tulle


DEUX SECONDES EN MOINS
14,90
par (Libraire)
27 février 2018

Conseillé par la Librairie Sorcière Chantepages à Tulle

Igor a le visage défiguré suite à un accident de voiture : il sait que sa vie ne sera plus jamais comme avant. Rhéa a le cœur en bouillie parce que son petit ami est passé sous un train : elle se dit que sa vie ne sera plus jamais comme avant. Ils sont tous les deux pianistes et la musique leur permet de mettre un peu de baume sur les plaies. Ils ont surtout le même professeur de piano, un enseignant du Conservatoire qui, exceptionnellement, se rend à leur domicile. Igor joue du Satie, Rhéa du Mozart ; leur jeune prof va leur faire travailler chacun de leur côté une partie de la Fantaisie en fa mineur de Schubert, une œuvre pour piano qui se joue à quatre mains. Igor et Rhéa vont ainsi apprendre à se connaître, se comprendre et retrouver goût à la vie.

Ce roman est écrit à la manière de ladite fantaisie schubertienne : à quatre mains. Schubert, c'est ce jeune compositeur classique, qui a, avec Beethoven, montré de nombreuses facettes romantiques dans sa musique, et il est le meilleur compagnon qui soit pour les cœurs blessés. Le professeur de piano ne s'y est pas trompé, et Marie Colot et Nancy Guilbert non plus. Elles déploient, à travers une écriture fluide, une palette d'émotions et de sentiments, sans pour autant tomber dans le pathos. Les trois œuvres qui ponctuent ce roman, la première Gymnopédie de Satie, la douzième sonate de Mozart et la Fantaisie de Schubert sont construites en clair-obscur et leur évocation vient merveilleusement étayer ce roman. C'est une très bonne lecture, fluide, agréable, optimiste : c'est tout ce qu'il nous faut pour nous couper un peu de ce bas-monde sordide.

Librairie Sorcière Chantepages à Tulle