Le Cri du petit chaperon rouge, Roman pour ados
EAN13
9782874261428
ISBN
978-2-87426-142-8
Éditeur
Alice éditions
Date de publication
Collection
TERTIO
Nombre de pages
254
Dimensions
21 x 14 x 2 cm
Poids
400 g
Langue
français
Code dewey
804
Fiches UNIMARC
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Le Cri du petit chaperon rouge

Roman pour ados

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Traduit par

Alice éditions

Tertio

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LE CRI DU PETIT CHAPERON ROUGE par Beate Teresa Hanika Traduit de l'allemand par Isabelle Enderlein
Le roman : Au centre de ce récit tendu à se rompre, Malvina, treize ans. Les vacances de Pâques commencent. La grand-mère de Malvina est morte, et quelqu'un doit s'occuper du grand-père qui vit désormais seul dans son appartement ; sa mère souffre de migraines chroniques et s'est complètement retirée de la vie de famille ; ses frères et sours ont déjà quitté la maison et se désintéressent du problème ; quant à son père, il se contente de donner des ordres. Malvina sera donc le " petit chaperon rouge " qui, à vélo, chaque jour, apporte un repas chaud et une bouteille de vin rouge au grand-père. Lors de sa dernière visite, il a demandé à sa " petite-fille préférée " si elle avait déjà un petit ami, et l'a embrassée sur la bouche. Malvina est restée seule avec sa honte, incapable d'en parler. Seule ? Pas tout à fait : il y a Lizzy, son amie de toujours, madame Bitschek, la voisine polonaise, et puis un gars du quartier, surnommé Traque. Jour après jour, nous plongeons dans l'intimité de cette attachante héroïne, qui nous fait tout partager : ses souvenirs d'enfance profondément enfouis, sa peur et son sentiment de culpabilité, la naissance de son premier amour, sa complicité avec sa meilleure amie, ses relations conflictuelles avec le reste de sa famille.
Ce qu'il faut en penser : Ce récit est bien plus qu'un livre sur le délicat problème de l'abus sexuel : nous sommes ici en présence d'un véritable événement littéraire dans le domaine du roman jeunesse. L'auteur fait preuve d'une étonnante faculté à pénétrer dans le monde émotionnel d'une jeune fille qui, en l'espace des deux semaines que durent les vacances de Pâques, va passer de l'enfance à la puberté. Le lecteur est invité à plonger dans la conscience de Malvina, laquelle, au fil des jours, trouve un chemin qui lui permet d'appréhender et de comprendre, pas à pas, la cruauté de ce que son grand-père lui fait subir - et lui a fait subir par le passé. Avec énormément de délicatesse et de justesse, évitant tout pathos et toute prévisibilité, l'auteur décrit ce lent processus, au terme duquel Malvina parvient à sortir du désespoir et à regarder l'avenir avec optimisme. Mais ce qui fascine le lecteur, c'est aussi la douceur et la luminosité d'un roman qui superpose subtilement différents degrés d'émotion. Le trouble de l'amour naissant côtoie l'horreur et la honte ; l'angoisse quotidienne de voir le bourreau est apaisée par la force de l'amitié et la poésie d'un regard qui enveloppe les choses et la vie d'un voile de douceur.
Ce que la critique allemande en a dit : "Cette histoire d'abus sexuel est un livre étonnant. La décision de l'auteur de faire parler son héroïne fictive à la première personne s'avère parfaite, dans la mesure où l'histoire se développe à un rythme et avec une précision susceptibles d'être supportés par la jeune fille (et dès lors par la jeune lectrice). La description, vivante et tendre, des facéties des jeunes filles et du premier amour naissant achève d'amortir le choc émotionnel." (Literaturen) "Avec sa cruauté sans fioritures, ce roman, qui marque le début littéraire couronné de succès de Beate Teresa Hanika, relève effectivement beaucoup du conte. Il en déploie la force poétique, laquelle parvient à faire évoluer le destin de l'héroïne vers le mieux - même s'il reste un long chemin vers le bien." (Frankfurter Allgemeine Zeitung) Un témoignage anonyme : "Je vous dis un grand merci d'avoir insisté pour que ce texte passe entre mes mains. J'en retire beaucoup. Il est en effet excellent, du point de vue formel pour les différents niveaux de narration menés en parallèle, et du point de vue du fond pour la promesse faite à la grand-mère et pour la complicité coupable de l'entourage familial. C'est extraordinairement bien fait et, en effet, vous faites oeuvre d'utilité publique en publiant un tel livre."
L'auteur : Beate Teresa Hanika, photographe, vit avec sa famille dans un village près de Ratisbonne, où elle est née en 1976. Le cri du Petit Chaperon rouge, son premier roman, unanimement salué par la critique littéraire, a reçu le Prix du Livre Jeunesse de la ville de Oldenbourg ainsi que le prix consacré à l'encouragement des jeunes artistes de l'État de Bavière.
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