Librairie coiffard

Conseillé par (Libraire)
7 février 2023

Conseillé par Alexandra

En Tasmanie, au sud de l’Australie, les pieuvres traversent la route avec courage pour rejoindre l’autre côté de l’océan, afin d’y pondre leurs œufs. Mais un soir, une pieuvre croise le chemin de Lucy. Lucy est une jeune femme en rémission d’un cancer du sein. Elle essaie de se réapproprier son corps à la suite d’une double mastectomie. D’une manière singulière et inattendue, leur rencontre signe le début d’une nouvelle vie. Ce récit est bouleversant d’une manière étonnante ! Une histoire de vie d’une grande sensibilité, ancrée dans le contexte actuel de la Tasmanie. Les questions abordées s’entremêlent avec douceur, profondeur et humanité : comment se ressentir femme ? Comment cohabiter avec les autres êtres vivants ? Comment vivre dans son corps ? Il fait partie des livres dont l’histoire continue de vous accompagner, même une fois la lecture terminée.

Conseillé par (Libraire)
7 février 2023

Conseillé par Alexandra

En Tasmanie, au sud de l’Australie, les pieuvres traversent la route avec courage pour rejoindre l’autre côté de l’océan, afin d’y pondre leurs œufs. Mais un soir, une pieuvre croise le chemin de Lucy. Lucy est une jeune femme en rémission d’un cancer du sein. Elle essaie de se réapproprier son corps à la suite d’une double mastectomie. D’une manière singulière et inattendue, leur rencontre signe le début d’une nouvelle vie. Ce récit est bouleversant d’une manière étonnante ! Une histoire de vie d’une grande sensibilité, ancrée dans le contexte actuel de la Tasmanie. Les questions abordées s’entremêlent avec douceur, profondeur et humanité : comment se ressentir femme ? Comment cohabiter avec les autres êtres vivants ? Comment vivre dans son corps ? Il fait partie des livres dont l’histoire continue de vous accompagner, même une fois la lecture terminée.

Le Cherche Midi

20,00
Conseillé par (Libraire)
7 février 2023

Conseillé par Stéphanie

Un toit de chaume derrière la colline, au pied de la Cordillère, dans la région du Maule au centre du Chili. C'est là que vivent Cécilio, sa femme Luisa et leurs deux fils, Esteban et Joaquín. Ils sont les Silva. Une famille d'arriero d'autant plus respectée que Luisa est Mapuche, elle a des dons de guérisseuse, de conteuse et de musicienne et puis Cécilio ne boit pas, ne se bat pas, c'est un homme de confiance qui connait bien le patron de l'Hacienda qui les emploie tous au village, ils ont un passé commun. Les arrieros sont des muletiers qui vivent en harmonie avec la Cordillère qu'ils connaissent parfaitement, surtout les dangers que représentent les bandits et le puma.
Dès le début du roman un chant emporte le lecteur qui devine alors qu'on va lui conter une histoire, une histoire qui débute au XXème siècle, qui prend sa source dans la Cordillère au sein de la famille Silva et qui traverse le Chili de Santiago à Valparaiso en passant par Atacama jusque très au Nord à Iquique. Delphine Grouès connaît parfaitement les régions qu'elle décrit. Tout est là pour nous imaginer à dos de mule sous un ciel étoilé si pur et si clair qui se transforme en orage foudroyant avant de redescendre en ville où la révolution socialiste gronde. Les Silva ne seront pas épargnés par l'Histoire. Et le chant qui nous les raconte, la poésie qui s'en dégage, la magie qui s'en empare nous saisissent. Comme la petite Valentina, que vous découvrirez, on se blottit dans le puncho de l'abuelo et on écoute.

Stéphanie Dupays

Éditions de L'Olivier

18,00
Conseillé par (Libraire)
7 février 2023

Conseillé par Coralie et Stéphanie

Sous forme de chapitres courts dont les titres sont joliment empruntés à Eluard, Baudelaire, Duras et bien d'autres, la narratrice commence par son enfance. Celle d'une enfant unique élevée au sein d'"une famille restreinte, quelque peu ratatinée (...) Mes parents, ma grand-mère et moi. C'est tout" écrit-elle.
Une enfant qui s'installait autour de la table de la cuisine avec sa grand-mère pour trier les lentilles, enlever les grains de blé et les cailloux minuscules qui s'étaient glissés dans le tas. Et tout en travaillant, sa grand-mère se confiait, elle parlait de ses deux frères morts alors qu'elle était une petite fille, et de son père foudroyé par une crise cardiaque, ou peut-être un AVC, et de sa mère morte de chagrin peu après. Cette aïeule morte le cœur brisé est entré très tôt dans l'imaginaire de l'enfant. Peut-être même s'est-elle construite intimement autour de cette figure. Et puis un jour, alors que la narratrice aide sa mère dans ses recherches généalogiques, elle tombe des nues en découvrant que cette arrière-grand-mère censée être morte de chagrin est en fait décédée seule et âgée dans un hôpital psychiatrique. Elle aura en fait survécu quarante ans à la mort de son mari. C'est un choc pour la jeune femme qui se dit qu'elle ne devrait pas être affectée par la vie et la mort d'une presque inconnue mais elle sent que derrière le récit familial, il y a une autre réalité. C'est ainsi qu'elle se met finalement à enquêter en commençant par le centre hospitalier Charles-Perrens, l’hôpital psychiatrique dans lequel son ancêtre fut internée pendant plus de quatre décennies. Elle fouille les archives, elle lit, se renseigne sur les différents établissements de l'époque et leurs fonctionnements. Et puis elle tisse. Elle tisse ce qu'elle apprend avec les quelques éléments de vie d'Anne Décimus, une femme née en 1875 et décédée en 1964, oubliée de tous. Cette exploration de la folie redonne alors corps à une femme effacée.

Conseillé par (Libraire)
6 février 2023

Conseillé par Stéphanie et Rémy

Nous sommes nombreux à déjà avoir croisé les photographies de Edward S. Curtis. Si ce n'est pas le cas, il vous suffira de taper son nom dans votre barre de recherche pour voir surgir sous vos yeux de magnifiques portraits en noir et blanc. À la toute fin du XIXème siècle et au début du XXème, Edward S. Curtis parcourut les États-Unis pour vivre auprès des premières nations afin de les photographier et d'enregistrer leurs chants, un véritable travail d’ethnologue qu'il regroupa dans une somme en vingt volumes qu'il intitula "The North American Indian".
La rencontre de Jean-Louis Milesi avec ce qui fut certainement un des premiers photojournalistes, s'est faite dans une librairie américaine grâce à un livre. Réalisateur ayant travaillé à l'écriture de plusieurs des films de Robert Guédiguian, Milesi fut subjugué par le destin de cet homme né en 1868 et mort en 1952, il décida alors de faire un roman de la vie de ce personnage. Plus précisément, après nous avoir raconté comment naquit la vocation de photographe de ce fils de vétéran de la Guerre de Sécession, il imagine comment Curtis en est venu à se consacrer entièrement à la cause des premières nations après un voyage qui faillit très mal tourner et sa rencontre avec Henry, un Indien Dakota contraint d'enfouir au plus profond son nom de naissance, Mika Ohiteka (Féroce Raton Laveur) pour survivre.
Jean-Louis Milesi nous fait vivre une véritable aventure pleine de péripéties, ponctuée à la fois de tragédies et d'humour grinçant. Du martyr des Indiens Dakotas, des réserves indiennes, des techniques de la photographie sur plaques de verre aux grands espaces en passant par les très bien pensants réformateurs blancs membres des Amis des Indiens. On referme "Au loin quelques chevaux, deux plumes ..." avec le sentiment d'avoir chevauché les plaines et les montagnes américaines et mangé la poussière à l'arrière d'un charriot, un voyage dans le temps et l'histoire qui se lit d'une traite.